Où vivent vraiment les gigaoctets
L'appétit disque d'Android se répartit sur quatre territoires, et connaître les chemins compte, car l'IDE n'en gère qu'un. Le SDK loge sous %LOCALAPPDATA%\Android\Sdk, les appareils virtuels de l'émulateur sous %USERPROFILE%\.android\avd, et Gradle sous %USERPROFILE%\.gradle — chacun avec ses règles de nettoyage et sa manière de vous mordre en cas de suppression aveugle.
Les pires coupables sont les images système du SDK : chaque combinaison version d'Android × architecture CPU un jour acceptée pèse un à deux Go et reste pour toujours. Viennent ensuite les AVD de l'émulateur — un seul appareil virtuel avec snapshots et disque qcow2 dépasse allègrement les 10 Go. Les caches Gradle accumulent chaque dépendance jamais résolue par n'importe quel projet, et chaque dossier build/ empile des intermédiaires dont vous aviez oublié l'existence.
- %LOCALAPPDATA%\Android\Sdk\system-images — chaque couple « version d'Android + ABI » déjà téléchargé, 1 à 2 Go pièce
- %USERPROFILE%\.android\avd — images d'émulateur ; un AVD avec snapshots et disques qcow2 dépasse facilement 10 Go
- %USERPROFILE%\.gradle\caches — toutes les dépendances de tous vos projets, reconstructibles sans risque et souvent 20 Go+
- %USERPROFILE%\.gradle\wrapper\dists — chaque version de Gradle jamais demandée par un projet, environ 150 Mo chacune
- build/ et .gradle/ dans chaque projet — des intermédiaires supprimables à tout moment
- %LOCALAPPDATA%\Google\AndroidStudio* — index, journaux et caches de l'IDE, renaissant après chaque mise à jour
Ce qu'on peut supprimer — et ce qu'on ne touche jamais
Passez par les écrans de gestion quand ils existent. Dans SDK Manager, désinstallez les images système et vieux build-tools des versions d'Android inférieures à votre minSdk : les métadonnées restent cohérentes. Dans Device Manager, supprimez les AVD inutilisés, et pour un appareil capricieux préférez Wipe Data dans son menu déroulant — un retour à l'état d'usine plutôt que la garde d'un fossile de 10 Go.
Les caches Gradle se vident en bloc — le prochain build retélécharge le nécessaire, et vous payez en temps et en bande passante, pas en casse. Idem pour les dossiers build des projets, raison de plus pour une purge de build/ avant d'archiver un projet. Ce qu'on ne supprime jamais en bloc, c'est %USERPROFILE%\.android : il abrite votre keystore de débogage et les clés adb, et le perdre impose de réinstaller chaque build de débogage sur chacun de vos appareils.
Rester maigre par la suite
Ancrez trois habitudes. Quand votre minSdk monte, accordez cinq minutes au SDK Manager pour virer les versions inférieures. Gardez une image d'émulateur à jour par facteur de forme au lieu de cinq, et préférez Wipe Data aux snapshots quand vous voulez juste un appareil propre. Si C: suffoque, déplacez le SDK via Settings → Languages & Frameworks → Android SDK et pointez GRADLE_USER_HOME vers un autre disque.
Les résidus récurrents — caches Gradle, caches et journaux de l'IDE, dossiers build des projets — méritent une passe deux fois l'an. Un outil qui connaît les dossiers de développeur, comme la catégorie dev-caches de Kleaner PRO, nettoie les restes Gradle et IDE en une passe sans toucher aux keystores ; quoi que vous fassiez, fermez Studio d'abord pour que rien ne reste verrouillé en pleine suppression.
Questions et réponses
Peut-on supprimer le dossier de cache de Gradle ?
Oui : fermez Studio d'abord, puis supprimez %USERPROFILE%\.gradle\caches. Le prochain build retélécharge le nécessaire ; vous perdez du temps, rien ne casse.
Comment libérer l'espace des émulateurs Android ?
Dans Android Studio, ouvrez Device Manager, supprimez les AVD inutilisés et appliquez Wipe Data à ceux que vous gardez — une image oubliée peut retenir 10 Go.
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