La veille n'est plus la veille
Pendant deux décennies, la veille a signifié S3 : la RAM restait alimentée, tout le reste était éteint, et le ventilateur n'avait rien à faire. Les portables modernes arrivent avec Modern Standby (veille basse consommation S0), où le système somnole mais des pans entiers se réveillent sans cesse : le réseau reste à moitié actif, les tâches de fond reçoivent du temps processeur, et le CPU peut monter assez pour réclamer du refroidissement. Lancez powercfg /a pour voir quel modèle suit votre machine — la plupart des portables depuis 2020 ne connaissent que Modern Standby.
Un bref coup de ventilateur juste après la fermeture du capot, c'est normal : le système évacue la chaleur puis se tait. Ce qui ne l'est pas : un châssis tiède une heure plus tard, ou une batterie qui a perdu un tiers de sa charge dans la nuit — cela signifie qu'un vrai travail a eu lieu pendant la veille, et que quelqu'un l'a planifié. Bonne nouvelle : Windows journalise tout, à condition de savoir où demander.
Qui réveille la machine
powercfg /sleepstudy génère un rapport HTML de chaque session de veille : ce qui a occupé le CPU, quels périphériques ont bloqué les états de sommeil plus profonds, et combien de batterie chaque coupable a brûlée. Ça se lit comme un procès-verbal, parce que c'en est un.
La plupart des machines que j'ai diagnostiquées empilaient deux ou trois de ces facteurs : une tâche de mise à jour, un minuteur de réveil et la connectivité en veille. Éliminer les trois prend dix minutes et fait passer une perte nocturne à deux chiffres en dessous de la dizaine.
- Windows Update et la maintenance automatique — autorisés par défaut à réveiller le PC la nuit pour l'installer et le « chouchouter »
- Les minuteurs de réveil des tâches planifiées — entrées du Planificateur de tâches avec la case de réveil de l'ordinateur cochée
- La connectivité réseau en veille — l'option « rester connecté » garde la radio Wi-Fi à moitié vivante pour les mails et notifications
- Périphériques USB et stations d'accueil — souris au capteur nerveux, cartes réseau avec Wake-on-LAN armé
- Bogues de firmware — les mises à jour BIOS/UEFI du fabricant corrigent discrètement la dérive en veille ; jetez un œil à son site
- Un dissipateur poussiéreux — relève les températures de base, au point qu'un léger travail de veille fait tourner le ventilateur
Comment couper court
Déroulez la liste du rapport sleepstudy. Dans les paramètres d'alimentation avancés, passez « Autoriser les minuteurs de réveil » sur Désactiver et la « Connectivité réseau en veille » sur Désactivée : ces deux réglages couvrent la majorité des cas. Décalez la maintenance automatique sur un créneau où le portable est réellement branché, ou interdisez-lui de réveiller la machine. Et vérifiez chez le fabricant s'il existe une mise à jour du BIOS : les régressions de veille s'y font patcher en continu.
Si la machine gère le S3 (rare sur les portables récents, courant sur les fixes), l'activer dans le BIOS restaure le sommeil du juste, mort au monde. Sinon, l'option nucléaire pour le sac reste la mise en veille prolongée : consommation nulle, ventilateur nul, réveil plus lent. Et si le ventilateur tourne même en S3 ou après un arrêt complet hors chargeur, cessez d'accuser le logiciel : c'est une panne matérielle ou de firmware, aucun menu de réglages n'y remédiera.
Questions et réponses
Est-il normal que le ventilateur tourne pendant la mise en veille ?
Une évacuation de chaleur brève juste après la fermeture du capot, oui ; un châssis tiède et un ventilateur audible une heure plus tard signalent du travail de fond pendant le sommeil et méritent un rapport sleepstudy.
Comment voir ce qui a réveillé mon PC ?
Lancez powercfg /lastwake pour l'événement de réveil le plus récent et powercfg /sleepstudy pour un rapport complet de ce qui a consommé de l'énergie pendant les sessions de veille.
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L'essai unique de 30 minutes couvre les fonctions de base. Les fonctions marquées PRO restent verrouillées jusqu'à l'activation d'une licence payante.
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